Manger un naan, des tacos ou bien un hot-dog, se lécher les doigts après un plat de nachos à la sauce coulante, le tout 100% végétal, c’est désormais possible à Toulouse.

La Mifa est le tout premier lieu dédié à la street food végétale à Toulouse. Situé au 11 place Olivier, le restaurant a ouvert ses portes après 5 mois de travaux au coeur du quartier Saint-Cyprien. Son leitmotiv : faire découvrir une cuisine 100% végétale peu commune dans un cadre convivial et éveiller la curiosité.

Restaurateurs de passion, l’idée d’avoir notre « chez nous » nous a toujours trotté dans la tête. Avec Bloomy,
mon rêve s’est réalisé en 2019. Lorsque je suis tombée sur ce local il y a tout juste un an, les idées fusaient dans tous les sens. Une chose était évidente : porter ce projet avec Maël. La Mifa, c’est un restaurant qui nous ressemble, un lieu de copains, de partage, où l’on se sent comme à la maison.

JADE ARMENGAUD, ASSOCIÉE DE LA MIFA ET FONDATRICE DE BLOOMY

De la street food conventionnelle à l’audace du végétal, Jade est végétalienne depuis 8 ans, Maël flexitarien. Tous deux sont amoureux de cuisine, de vins et de voyages. Leur volonté était d’allier respect de l’environnement et cuisine généreuse, colorée, aux milles saveurs tout en cassant les codes. À La Mifa, la street-food domine : les
plats se partagent et il ne faut surtout pas hésiter à manger avec les doigts. Amateur de bons pinards, Maël a souhaité travailler une carte de vins bio ou biodynamiques de petits producteurs, dont les domaines qui ont une véritable démarche écoresponsable.

En 2022, nous nous heurtons encore à de nombreux préjugés sur la cuisine végétale, des préjugés que nous souhaitons casser. L’idée est que l’on vienne à La Mifa pour découvrir une nouvelle cuisine, de nouvelles saveurs. Pour se faire, il fallait créer des plats qui puissent separtager, que l’un pique dans l’assiette de l’autre, que l’on se dise « mince, mais qu’est-ce que
je suis en train de manger ? ». C’est l’essence même de notre concept : découvrir, partager,
échanger et kiffer.

MAËL COULOUMAT, ASSOCIÉ DE LA MIFA ET DIRECTEUR D’UN ÉTABLISSEMENT TOULOUSAIN

Pour Julien, chef de la Mifa, travailler des produits locaux et de saison est primordial. Les produits sélectionnés sont en circuit court, à moins de 200km autour de Toulouse. La carte évoluera au fil des inspirations de la cuisine, dans le respect de la saisonnalité.

Julien, chef depuis plus de 20 ans, a fait ses armes auprès du célèbre chef étoilé Philippe da Silva. Ces
multiples voyages, notamment à Chicago et Tokyo, inspirent sa cuisine au quotidien.

J’ai la conviction que les métiers de la restauration sont en pleine évolution et de plus en plus attachés au local. La manière de cuisiner et de consommer la cuisine a considérablement évolué depuis la Covid. En intégrant La Mifa, je suis parti à la découverte d’une cuisine inventive, haute en couleurs et en saveurs. Il faut savoir que ni moi ni mon équipe n’avions travaillé auparavant dans un établissement végétal, c’était un véritable challenge mais également un véritable plaisir ! Nous avons passé des mois à tester, à créer, à réinventer, à sourcer pour proposer des plats originaux dans l’air du temps.

JULIEN, CHEF DE LA MIFA


A ses côtés, Killian, qui le suit depuis leur première rencontre au Bibent en 2019. L’un ne va pas sans l’autre. Baigné dès son plus jeune âge dans la restauration avec un père chef de son propre restaurant, Killian connaît également les belles tables étoilées puisque c’est aux cotés de Dominique Bouchet qu’il a fait son apprentissage.

« Nous avons découvert une nouvelle façon de cuisiner, notre défi était de sublimer le végétal pour en sortir le meilleur tout en restant « street food ». Toute l’équipe avait à cœur de faire du « homemade », du seitan mariné, des pâtes à gyozas, naan, tacos… on a même voulu aller plus loin en créant notre propre sauce secrète épicée ! Nous voulions créer une vraie
identité et je pense que c’est chose faite ».

Killian, sous-chef

VERS UN ZÉRO DÉCHET EN CUISINE

La Mifa tire profit au maximum des produits utilisés. À la fois environnemental et économique, le défi du zéro déchet challenge au quotidien l’imagination et la créativité de la cuisine : repenser le taillage des légumes pour éviter les pertes, utiliser les peaux pour en faire des condiments comme dans le caviar d’aubergine avec sa poudre de peau…